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Dijon, flamboyante capitale de la Bourgogne

« Quelle belle ville, c'est la ville aux cent clochers ! » s’exclama François 1er à la vue de Dijon. Ancien fief des Ducs de Bourgogne, fière de son passé historique, de son riche patrimoine et de sa gastronomie, Dijon a perdu depuis nombre de ses beffrois, mais a conservé tout son charme et se laisse découvrir au fil des rues piétonnes, des demeures aux belles cours intérieures, des jardins…


Dijon vu de la tour Philippe le Bon © Office de Tourisme
Dijon vu de la tour Philippe le Bon © Office de Tourisme
La ligne de chemin de fer appelée PLM, longue de 863 km, relie Paris à Marseille, en passant par Lyon. Cette artère ferroviaire qui traverse les régions d’Ile-de-France, Bourgogne, Rhône-Alpes et Provence Côte d’Azur, devait initialement passer par Beaune, selon plusieurs tracés dépendant de la topographie des départements traversés.

En 1844, Henry Darcy, ingénieur en chef du département de la Côte-d'Or, né à Dijon, dessine un autre tracé, présentant l’avantage de mettre une plus courte distance entre Paris et Dijon et un coût moins élevé. Et surtout de desservir Dijon ! Grâce à cet ingénieur des Ponts et Chaussées, la première ligne Paris-Lyon passait par la capitale de la Bourgogne.

La porte de la ville

Dijon est reconnaissante à Henry Darcy et c’est sur une vaste place portant son nom qu’en remontant de la gare, le visiteur découvre la ville.

Décorée de bas-reliefs, la porte Guillaume, érigée à l’emplacement d’une ancienne porte du Moyen Age, date du XVIIIème siècle. Cet arc de triomphe, plus ancien que celui de Paris, est dédié à Thomas Jefferson et une plaque commémorative, symbole de l'amitié Franco-Américaine, y est apposée. Féru de toponymie vinicole et appréciant particulièrement la Bourgogne, le Virginien visite Vosne Romanée, Nuits, Beaune, Montrachet, Meursault, Pommard, Volnay… et rapportera chez lui, à Monticello, des plants de vigne. Tentative malheureuse car le phylloxéra sévissant en Amérique, les plants européens ne lui résisteront pas…

La Fontaine de Jeunesse, ou «Fontaine aux grenouilles» du sculpteur Max Blondat, représente trois enfants qui observent trois grenouilles.
D'autres versions de cette œuvre existent à Fontainebleau, Denver et Buenos Aires, et même à Zurich…

La belle façade néoclassique du cinéma Le Darcy attire l’attention avec son grand œil-de-bœuf ornementé d'une jolie rosace, devant un panneau de miroirs dans lesquels se reflètent les nuages… C’était le plus luxueux cinéma de Dijon, avec 1’200 fauteuils et un orchestre pour accompagner les films projetés. Réorganisé en 1978, puis en 1985, sa façade est alors redécouverte, après avoir été jugée démodée et camouflée. Aujourd’hui, le cinéma Le Darcy est un complexe de six salles.

L’hôtel de la Cloche, fleuron de l’hôtellerie dijonnaise

Dijon, flamboyante capitale de la Bourgogne
L'histoire de La Cloche est indissociable de celle de Dijon. Ce palace est une véritable institution, symbole de l’art de vivre bourguignon.

Malgré des changements d’enseigne, l’Hôtel de la Cloche représente plus de cinq siècles d’histoire qui commence en 1424, année qui vit naître « l’hostellerie de la Cloche ». Deux siècles plus tard, la maison est fréquentée par les personnalités d’alors comme l’acteur Lekain, protégé de Voltaire.

Suite à la création de la place Darcy, Edmond Goisset, propriétaire, inaugure en 1884 son nouvel hôtel de prestige. Repris par Louis Gorges en 1902, l’excellence du niveau de La Cloche fait rayonner le nom de Dijon dans le monde entier. En attestent les signatures apposées dans le livre d’or : têtes couronnées, célébrités du Gotha, de la politique, des arts et lettres…

Le maréchal Ney, Léopold 1er roi des Belges, Lamartine, Napoléon III, Ferdinand de Lesseps, entre autres, ont séjourné dans l’hôtel alors situé rue de la Liberté, tandis que l’archiduc Charles François Joseph d’Autriche, Camille Saint-Saëns, Santos Dumont ou encore Rodin, pour ne citer qu’eux, ont honoré de leur présence le nouveau bâtiment de la place Darcy au début du XXème siècle.


L’illustre bâtiment connaîtra bien des vicissitudes : vente décidée en 1973, mobilier mis aux enchères, projet de destruction, sauvegarde de la façade du bâtiment, façade et toitures inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1975, bureaux et appartements construits de part et d’autre de l’hôtel qui rouvre ses portes en 1982.

En 2013, l’établissement devient «Grand Hôtel la Cloche»*****.

Luxe et tradition, confort et intimité : 65 chambres climatisées et insonorisées dont 15 suites et appartements qui ont eu droit à une cure de jouvence très réussie en 2014, salle de réception Napoléon III, caves prestigieuses, hall de réception majestueux, lustres de cristal, salons feutrés, élégant jardin, gastronomie…

Au restaurant Les Jardins de La Cloche, donnant sur une reposante pelouse entourée de massifs d’hortensias et de verts bosquets, tout un chacun peut s’offrir une petite part de rêve, le temps d’un repas d’exception…


14 place Darcy - 21 000 Dijon
www.hotel-lacloche.fr



Allure aristocratique : le jardin Darcy

Dijon, flamboyante capitale de la Bourgogne
En face de cet établissement de renom, il est un lieu également très apprécié des Dijonnais.Le jardin Darcy est le premier jardin public créé à Dijon et dédié à celui qui était aussi hydraulicien et ingénieur en chef à Dijon, et a grandement contribué au développement de la ville.

En effet, Henry Darcy avait choisi cet endroit pour y construire un immense réservoir d’eau potable relié par aqueduc à la source du Rosoir, à 12 km de Dijon, permettant à la ville de disposer, dès 1844, d’un système d’adduction d’eau.

Chose rare à l’époque. Un monument de style néo-renaissance surmonte cet ouvrage.

Massifs floraux, conifères et feuillus exotiques, terrasses à balustrades, bassins et jeux de cascades, confèrent des airs d’Italie à ce jardin public créé en 1880.

Les Dijonnais éprouvent une tendresse particulière pour « Pompon », copie de l’ours polaire qui fut présenté au Salon d’automne par son auteur, le sculpteur bourguignon François Pompon, réputé pour ses sculptures animalières.
 

Texte et photos sans mention : Françoyse Krier
www.visitdijon.com

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