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Dubrovnik : perle de l’Adriatique du sud

Le Sud de la Croatie, c’est « L’Amour au premier regard ». Surtout lorsque l’on découvre Dubrovnik, avec ses remparts pittoresques, ses ruelles pavées de dalles blanches, ses toits de tuiles roses et ses vues magnifiques sur les eaux cristallines de la mer. Un lieu magique pour des instants de pur bonheur à vivre « intra muros » ou en jouant à saute-mouton avec les petites îles qui s’égrènent le long de la côte.


Dubrovnik © Damir Fabijanić
Dubrovnik © Damir Fabijanić
Dubrovnik se profile depuis quelques années comme le lieu idéal pour une escapade citadine. Charme du lieu, accessibilité puisque la ville se trouve à environ deux heures de vol de la plupart des capitales européennes, prix (encore) abordables et fréquentation (encore) supportable, si l’on veille à éviter l’été, sont autant d’éléments qui attirent les adeptes du « City Break ».
 

Ville médiévale exceptionnelle

Il ne subsiste pratiquement aucune trace des importants dégâts subis lors du conflit des années 1990. La ville, inscrite sur la liste du patrimoine de l’Humanité en 1979, a été reconstruite grâce à l’aide internationale. Elle représente aujourd’hui un exemple extraordinairement bien conservé de ville médiévale tardive fortifiée avec ses remparts érigés entre le 13e et le 16e siècle, percés de portes monumentales, et ses nombreux monuments qui mêlent les styles roman, gothique, Renaissance et baroque. Elle témoigne des influences des siècles passés, notamment celles de Byzance et de Venise sous l'autorité desquelles la cité a été successivement placée.
 

Stradun et Fontaine d'Onofrio © Sergio Gobbo
Stradun et Fontaine d'Onofrio © Sergio Gobbo
Dubrovnik compte pas moins de dix-sept églises, une cathédrale reconstruite après le violent séisme de 1667, deux monastères, l’un franciscain terminé au 14e siècle qui abrite l’une des plus anciennes pharmacies d’Europe (1370) et l’autre dominicain construit au 16e. A voir également l’hôtel de ville du 11e siècle, érigé pour le recteur qui gouvernait la ville, la cathédrale de l’Assomption, le palais Sponza, magnifique monument mélangeant les styles gothiques et Renaissance qui servit tour à tour d’hôtel de la Monnaie, du Trésor et de banque et une multitude d’autres palais, de demeures de pierres, de tours, de fontaines. 

La célèbre « Fontaine d’Onofrio » est d’ailleurs l’un des emblèmes de la ville. Construite en 1438 par Onofrio della Cava, originaire de Naples, dans le cadre d’un système d’adduction des eaux alimenté par la rivière Dubrovač située à une dizaine de kilomètres de là, elle possède 16 arrêtes ornées de sculptures. Le séisme de 1667 a endommagé le dôme de la fontaine qui n’a jamais été reconstruit dans son intégralité. Elle est aujourd’hui le point de rencontre de la jeunesse de la ville et le lieu idéal, où il est possible de s’asseoir, pour s’imprégner de l’ambiance de la ville. 
 

Téléphérique remis en fonction

Excellente option pour « survoler » la ville de Drubrovnik:  le téléphérique ré-ouvert en 2010 après près de 20 ans d’immobilisation. Un voyage d’à peine quatre minutes du Nord des remparts au sommet du Mont Srd à 405 m pour découvrir une vue époustouflante sur la ville, la mer, l’île de Lokrum et, plus loin, les îles Elaphites.
 

Iles à découvrir

Lokrum © Juraj Kopač
Lokrum © Juraj Kopač
Dubrovnik est également le point de départ d’excursions vers l’île de Lokrum que l’on peut rejoindre en dix minutes par bateau ou vers les îles un peu plus éloignées d’Elaphites.

Ile de Lokrum : réserve naturelle depuis 1964,  inhabitée mais intéressante pour son jardin botanique et sa « mer morte », lac salé dans lequel même les non nageurs trouveront leur bonheur, et quelques vestiges du passé parmi lesquels figurent notamment la forteresse royale construite par les français au 19e siècle, les restes d’une basilique du 12e siècle, un monastère du 15e siècle et la résidence d’été de Maximilien de Habsbourg.

Archipel d’Elaphites qui comprend trois îles habitées et dix îlots à la nature sauvage qui parsèment la côte  au large de Dubrovnik sur une trentaine de kilomètres. « Elaphite » signifie « cerf » en Grec ancien en hommage aux premiers occupants des lieux.

Ile de Kolocep
A moins d’une heure de bateau Dubrovnik, l’île des jardins, des belles vues sur la mer et des criques secrètes. Quelques monuments historiques parmi lesquels figurent notamment une forteresse et des églises préromanes.

Ile de Lopud
Un charmant village, un riche héritage historique constitué d’églises préromanes, de monastères du 15e siècle et une belle halte balnéaire puisque l’île propose une plage de sable, contrairement à la majorité des autres bordées de rochers.

Ile de Sipan
La plus grande île de l’archipel mais aussi la plus éloignée de Dubrovnik (compter une heure de bateau). Outre les ruines d’une trentaine d’églises datant du Moyen Age, il subsiste un château Renaissance et  la tour de Pakljena construite au 16e siècle qui donne, par certains côtés, l’impression d’un Dubrovnik en miniature. L’île est également réputée pour ses belles falaises.

Renseignements pratiques
Y aller : plusieurs vols par semaine pour Dubrovnik à partir de tous les aéroports européens. Liaisons ferroviaires régulières et, pour les amateurs de longs périples, possibilité également de rejoindre la ville par bateau, notamment à partir de Bari ou Rijeka.

Plusieurs liaisons quotidiennes par bateau de Dubrovnik à Lokrum et les îles Elaphites.

Texte © Jean-Pierre Reinle

Lien: Office national croate de tourisme

 

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