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Endroits insolites à Paris, bonnes adresses à savourer !

On ne peut imaginer Paris sans ses bistrots, ses bars et brasseries où l’on vient boire un café-croissant ou un p’tit blanc sur le zinc, ses restaurants disséminés dans tous les quartiers de la capitale...


Endroits insolites à Paris, bonnes adresses à savourer !
Depuis le cadre somptueux du Train Bleu à la Gare de Lyon, au Café Procope, l'un des plus anciens cafés-restaurants de Paris, en passant par le Flore, le Fouquet’s, Les Deux Magots, la Tour d’argent, le Jules Verne... Il ne faut surtout pas oublier les tavernes lorraines et alsaciennes, les bistrots des Auvergnats de Paris où, il n’y  a pas si longtemps, comme tout vrai bougnat on disposait de son «chantier », un tas de charbon dans l'arrière-boutique... Et ne pas hésiter à ouvrir les portes d’endroits où il fera bon boire un verre, rire et riposter au bagout d’un serveur, se régaler de spécialités...

Le Bouillon Chartier

Ancienne gare transformée en brasserie et classé Monument historique en 1989, Chartier a plus de 100 ans...  En 1896, le bouillon Chartier naît sur une idée : offrir un repas digne de ce nom à un prix modeste, respecter la clientèle pour gagner sa fidélité.

Cinquante millions de repas plus tard –  et seulement quatre propriétaires – cette recette est toujours aussi bonne et porte ses fruits. La meilleure publicité : le bouche à oreille et, midi et soir, la file des personnes attendant une place à table, le long d’un cordon rouge, sur le trottoir. Comme au cinéma, le jour des grandes premières...  Nul doute, le lieu a une âme. Ici, pas de réservation. Le service est continu de 11 h 30 à 22 h. On y vient seulement pour (bien) manger, 7 jours sur 7. Vaste carte, cuisine traditionnelle, chaque plat tournant autour de 10€.

Le patron accueille les clients avec bonhommie, supervise le ballet des serveurs - gilets noirs et tabliers blancs - qui évoluent entre l'immense salle et le premier étage. On se croirait dans une succursale du Train Bleu : mobilier foncé style Belle-Epoque, immenses lustres boules, grands miroirs, horloge aux aiguilles figées...Car, comme affirme leur dicton : il n’y a qu’un seul Paris, qu’un seul 9ème arrondissement, qu’un seul Chartier.
 
Le Bouillon Chartier
7 rue du Faubourg Montmartre
75009 Paris
Internet: Bouillon Chartier   

Le Cochon à l’oreille

Dans un cadre miraculeusement épargné, presque désuet et très convivial, le petit restaurant semble sortir d’un film des années 1900 : façade Art déco, faïences d’origine sur les murs illustrant les scènes de la vie aux abords des pavillons Baltard formant les Halles de Paris, banquettes bistrot carmin, escalier en colimaçon ne menant nulle part...

On s’y sent bien dans ce petit endroit chaleureux, style « parigot » qui ne contient  qu’une quinzaine de couverts. La carte est sympathique, la bière Meteor fort bonne (Brasserie familiale alsacienne depuis 7 générations). Vu l’étroitesse des lieux, il est conseillé de réserver !
 
Le Cochon à l’oreille
15, rue Montmartre
75001 Paris

Le Grand Véfour

Situé dans la galerie de Beaujolais, à côté des jardins du Palais-Royal, le café était en 1820, le meilleur endroit gastronomique de Paris. L'entrée, les deux salles du rez-de-chaussée avec leurs décors et plafonds peints sont inscrites aux Monuments historiques. Merveilleusement rénové il y a quinze ans, le Grand Véfour est l'une des toutes premières tables de Paris, propriétaire du chef  Guy Martin.

Sur les banquettes de ce célèbre restaurant  - la sauce Mornay a été inventée au XIXème siècle dans ses cuisines - s'assirent Napoléon et Joséphine, Lamartine, George Sand, Victor Hugo, Balzac...Colette qui habitait à côté y venait en voisine voir son ami, le chef Raymond Oliver. Louis Jouvet, jean Cocteau, Emmanuel Berl - dont la place habituelle est marquée par une plaque - entraînèrent avec eux Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, André Malraux, Louis Aragon, Marcel Pagnol...

Le Grand Véfour
17, rue du Beaujolais 
75001 Paris
Internet: Grand Véfour

Lapérouse, maison parisienne fondée il y a près de 250 ans

Face à la Seine et à l'Ile-Saint-Louis, la belle façade incite à pénétrer dans cette Maison Lapérouse, établie en 1766 par Lefèvre, limonadier du Roi, qui transforma cet ancien hôtel particulier en un "Marchand de vin". Le proche marché de la Vallée, spécialisé dans le commerce de volailles et de gibiers, donne à l'établissement un véritable essor.

L'endroit ne désemplit pas et Lefèvre a l'idée d'aménager les anciennes chambres de bonnes du dernier étage en petits salon privés destinés à abriter les transactions financières.

Situé dans le quartier des éditeurs, Lapérouse devient alors le rendez-vous du Tout-Paris littéraire: Eugène Delacroix, Hector Berlioz, Viollet le Duc, Edouard Manet, Alfred de Vigny, Gérard de Nerval, Jules Verne, Marcel Proust, Alexandre Dumas, Sarah Bernhardt, Mistinguett, s'y pressent.

De même que George Sand - qui habitait 19 quai Malaquais, la "mansarde bleue" où elle écrit Lélia - avec Alfred de Musset, Charles Baudelaire, les frères Goncourt, Emile Zola, Anatole France, Guy de Maupassant, puis, plus tard, Colette (qui y écrivit La Chatte), Georges Simenon... Victor Hugo venait y goûter de chocolat chaud et de confitures avec son petit-fils. Une impressionnante collection de leurs photos est accrochée dans les couloirs du restaurant.

Au fil du temps, les salons de Lapérouse se transformèrent en un lieu privilégié pour les rencontres galantes. Un escalier dérobé taillé dans l'épaisseur du mur et accédant au Sénat par des galeries souterraines, contribua à la légende de la Maison Lapérouse, de même que les miroirs sur lesquels les "cocottes" prenaient l'habitude de graver leur nom avec les diamants que ces messieurs leurs offraient, afin de vérifier que leur "compréhension" n'était pas récompensée par de vulgaires cailloux de verre. Les nombreuses griffures sont datées de 1850 à 1958 ! 

Ambiance raffinée et chargée d'histoire

Puis la maison devint un restaurant de très bon ton accueillant de grands noms du monde artistique et de la politique, tels Michel Bakounine, l'Aga Khan et la Bégum, le duc de Windsor et Wallis Simpson, François Mitterrand. Serge Gainsbourg y rencontra Jane Birkin...

Découvrir Lapérouse est un émerveillement. Tout a été heureusement préservé : marbre, boiseries, fresques murales, plafonds bas. Au rez-de-chaussée, lumières tamisées, piano, héminée, sculptures coloniales, canapés de velours rouge confèrent au bar un charme inégalable.

A l’étage, les salles à manger de styles différents, les salons particuliers – La Belle Otéro, Victor Hugo, des Sénateurs... – peuvent accueillir de deux à douze personnes.

Haute gastronomie

Certains des plats du Lapérouse sont légendaires : le gratin de langoustines Georgette, la timbale des Augustins, le caneton Colette, la poularde poêlée Docteur, les rognons de veau jamais mieux, le gratin du Quai, la poire Lapérouse, le soufflé Lucien Breton...

En 1933, Lapérouse fait partie de la première promotion des trois étoiles du Guide Michelin, et arborera, 38 ans durant, la distinction suprême des trois macarons. Aujourd’hui, le Chef prodige Christophe Guibert fait revivre la tradition avec un zeste de modernité.
 
Lapérouse 51
Quai des Grands Augustins
75006 Paris
Internet: La Pérouse

L’Opéra Restaurant, cadre légendaire et mise en lumière d’artistes

L’Opéra Restaurant a ouvert ses portes en juillet 2011 au cœur du Palais Garnier, installé là où, à l’ouverture du bâtiment, les personnes étaient déposées par voiture à cheval pour rejoindre directement la rotonde des abonnés.Sa carte est signée par le Chef Stéphane Bidi. Tous les midis et le soir avant spectacle (de 18h à 19h00) : « Menu du Marché » (Entrée/Plat ou Plat/Dessert + ½ bouteille d’Evian ou de Badoit).

Vaisseau glissé sous la coupole

Restaurant de l'Opéra © Roland Halbe
Restaurant de l'Opéra © Roland Halbe
Installé derrière les piliers de la façade Est, ce lieu unique a été conçu par l'architecte Odile Decq : une mezzanine aux formes envoutantes circule autour de l'architecture originelle du Palais Garnier, et semble flotter au-dessus des convives.

Depuis les fines colonnes posées au sol à proximité des piliers de pierre jusqu’aux coques de plâtre blanc moulé formant garde corps en bordure de cet espèce de vaisseau glissé sous la coupole, c’est une surface de forme nuageuse qui se développe et se love entre les éléments de l’existant et qu’elle ne touche jamais. Une allusion à la forme fluide du fantôme dont le voile blanc glisse subrepticement dans l’espace.

La façade du restaurant ondule tel un simple voile de verre posé là en retrait des piliers. Pas de structure visible, une simple lame d’acier à 6 m maintient le verre totalement transparent en place, comme « par magie ». La vue dans les deux sens est totale.

La clef de voûte dont la vue reste dégagée depuis le sol en bas et la voûte de la coupole deviennent très proches pour les convives installés au-dessus au creux de la coque revêtue à l'intérieur d'un rouge accueillant.

Le rouge descend les marches du grand escalier de manière théâtrale et se répand sur le sol noir au centre de l'espace de la salle en bas afin de recevoir les tables jusqu'en rive de façade.

Au fond, à proximité de l’accès au cœur de l’Opéra, l’espace devient plus privé en contraste avec la blancheur de la salle, c’est la « lounge » aux longues banquettes rouges continues. Un grand et long bar noir sinue autour d’une colonne. Lieu magique à ne pas manquer, avant ou après le spectacle.

Palais Garnier
Place Jacques Rouché
75009 Paris - France
Internet: Opéra Restaurant 

Texte et photos sans mention  © Françoyse Krier





 

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