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Flânerie et découvertes à Lons-le-Saunier…

L’usine Bel, créée en 1921, ne se visite pas. Mais en passant devant celle-ci, route de la gare, on ne peut manquer le château d’eau qui arbore le sourire de la célèbre « Vache qui rit », dessinée par Benjamin Rabier. D’autres trésors sont à découvrir à Lons-le-Saunier.


La Vache rit du haut de sa tour ! © FK
La Vache rit du haut de sa tour ! © FK

Entrez dans le charme de Lons-le-Saunier. La découverte de la ville aux sept fontaines est plaisante. La rue du Commerce - ou rue des Arcades - est fort jolie avec sa courbe gracieuse héritée du Moyen-Age. Initialement construite en bois, elle a été entièrement détruite par un incendie en 1637, puis entièrement reconstruite en pierre et les toits couverts de tuiles : nombreuses arcades sous lesquelles il fait bon flâner, fenêtres hautes, volets de bois clair, petits balcons à volutes en fer forgé… Au n° 24, se trouve la maison natale de Rouge de Lisle qui a été dignement fêté en 1992, à l’occasion du bicentenaire de la composition du Chant de Guerre pour l’armée du Rhin, devenu La Marseillaise. A l’extrémité sud de la rue, se dresse le beffroi, appelé «Tour de l’Horloge». Il a remplacé une ancienne tour de garde, détruite en même temps que les remparts, au début du XVIIIe siècle. La cloche actuelle fut fondue en 1810 à Lons-le-Saunier.

La rue débouche sur la Place de la Liberté avec sa fontaine aux Lions et le théâtre, bel édifice de style rococo, détruit par un violent incendie et reconstruit dès 1901.

La salle des fêtes, détruite par le feu en 1983 et reconstruite, a été transformée en un espace de congrès et réunions, baptisé CAR’COM. Dorures, tentures de velours rouge, peintures et stucs confèrent à la salle de théâtre tout son éclat. L’ensemble, classé Monument Historique, a été restauré en 1997. L’édifice comprend également le Grand Café de Strasbourg et le Grand Café du Théâtre, véritable institution à Lons-le-Saunier : l'esprit brasserie y règne sous les lustres à pampilles art-déco, les plafonds décorés…

Ne pas oublier de faire un saut du côté de la Maison Pelen, présente à Lons depuis 1899, et succomber à quelques bons plaisirs : pavés des Arcades, macarons, madeleines, pralinés à l’ancienne, l’ « écureuil » spécialité maison…

www.restaurant-theatre-lons-saunier.fr
www.pelen.fr


Unité et harmonie

La jolie rue du Commerce et ses arcades © FK
La jolie rue du Commerce et ses arcades © FK

L’Hôtel-Dieu : ce bâtiment remarquable a été construit de 1735 à 1745, sur les plans de l’architecte J.-P. Galzot, originaire de Besançon. La cour d’honneur a été fermée vers 1778 par une splendide grille en fer forgé, œuvre d’artisans jurassiens et classée Monument Historique. Au cœur de l’édifice : le grand escalier majestueux terminé en 1741, « la pièce la plus difficile à conduire dans tout l’édifice » d’après l’architecte. L’apothicairerie recèle de multiples trésors : boiseries, pots en faïence, cuivres, étains...

Et l’on peut suivre, à travers trois pièces, l’évolution de la fonction d’apothicaire du XVIIe siècle à nos jours.

Située au cœur de la vieille ville, la place Bichat - du nom de François Xavier BICHAT, médecin anatomiste célèbre, né en 1771 dans le Jura - est le plus bel ensemble de maisons du 18e siècle conservé à Lons-le-Saunier. Elle occupe l’ancien emplacement de l’église et de l’abbaye des Dames de Sainte-Claire, congrégation religieuse supprimée en 1790. Seules subsistent les maisons des chanoinesses qui datent pour la plupart de la première moitié du 18e siècle. Au centre, une petite fontaine en eau, datant de 1828 est surmontée de la statue de la Vénus de Canova.

La jolie place de la Comédie, aux couleurs méridionales, doit son nom à un petit théâtre aujourd’hui détruit. Il s’agissait d’un quartier populaire de vignerons et sur les linteaux de certaines portes figure encore la serpette, emblème de la profession.

Monument discret édifié au XIIIe siècle, l’Eglise des Cordeliers se découvre au fond d’une petite cour fermée par un splendide porche du XVe siècle. A l’intérieur, trois ensembles mobiliers classés Monuments Historiques : la chaire à prêcher (1728), les grandes orgues (vers 1845, orgues Callinet) et les stalles du chœur (vers 1828).

Fleuron de l’art roman en Franche-Comté, l’église Saint-Désiré date des années 1080, mais des remaniements du 19e siècle ont masqué ces vestiges anciens : le clocher fut reconstruit en 1880, l’escalier à double volée achevé vers 1845. Sous le chœur, la crypte abrite le sarcophage de Saint-Désiré, évêque décédé à Lons vers 414 et saint patron de la ville. La fête de la « Saint-Dé » a toujours lieu…


Lons-le-Saunier, vraie ville d’eau

Le Puits-Salé est la principale source salée de Lons-le-Saunier et le plus ancien site occupé de la ville. Cette source fut en effet exploitée dès l'Antiquité et des fouilles ont mis à jour plusieurs objets gallo-romains. Depuis 1966, il n'y a plus de sel produit au Puits-Salé mais les eaux, riches en sel et en magnésium, sont toujours exploitées par les thermes. Une canalisation souterraine relie cette source aux Thermes Lédonia situées au cœur d’un splendide parc de sept hectares, où l’on trouve des essences rares, originaires des cinq continents. Depuis 1892, on utilise les bienfaits de ses eaux salées exploitées dans le cadre de l’activité thermale : cures classiques, forfaits de remise en forme…


Au rendez-vous de quelques grands hommes

Le Grand Café du Théâtre © FK
Le Grand Café du Théâtre © FK

Si la ville a vu naître la célèbre vache au large sourire, d’autres enfants du pays s’y sont fait un nom et un renom :

Rouget de Lisle, né à Lons-le-Saunier en 1760, est resté célèbre pour avoir composé en avril 1792 à Strasbourg le Chant de guerre pour l'armée du Rhin, baptisé plus tard La Marseillaise. Lons-le-Saunier lui a rendu de nombreux hommages, notamment en lui élevant en 1882 une statue commandée à Bartholdi (à qui l'on doit aussi le Lion de Belfort et la statue de la Liberté de New York). En 1996, la ville de Lons-le-Saunier a inauguré un musée dans son appartement natal.

Né à Lons-le-Saunier en 1923, l’auteur Bernard Clavel était resté attaché à sa ville natale où il a fait ses études.

Né à Genève, l’explorateur et ethnologue Paul-Emile Victor (1907-1995) est arrivé en 1908 à Lons-le-Saunier et y a fait toutes ses études primaires et secondaires avant d’étudier l’ethnologie à Lyon.

Le grand humoriste et chansonnier Jean Amadou était également natif de Lons-le-Saunier (1929-2011).


Né à Lons-le-Saunier, René Rémond (1918-2007), fut le maître incontesté des sciences politiques. Elu à l'Académie Française, en 1998, il fit figurer le blason de sa ville natale sur son épée d'académicien.

Plus d'informations: www.ville-lons-le-saunier.fr

© Texte Françoyse Krier

Jura | Le Doubs





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