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Metz, grandeur, beauté, richesse

« Il n’y a pas de ville qui se fasse mieux aimer que Metz », disait Maurice Barrès. Située à la confluence de la Moselle et de la Seille, installée sur les petites collines de Sainte-Croix et de la Citadelle, la ville a rallié trois îles habitées reliées entre elles par de nombreux ponts, conférant à la ville un air de Lucrèce en miniature...


La Place St-Louis, ancienne Place du Change
La Place St-Louis, ancienne Place du Change
Metz a vu naître Verlaine, Pilâtre de Rozier, Ambroise Thomas, et plus près de nous, Paul Duchesnay qui, sur la glace,  avec sa sa sœur Isabelle a fait vibre les cœurs aux Jeux olympiques d'hiver d ‘Albertville, en 1992, Olivier Français (Conseiller national Canton Vaud), et vu le passage de quelques illustres hôtes qui écrivirent une partie de l’histoire de la ville : Rabelais, La Fayette, le maréchal Ney... Robert Schuman, père de l’Europe est natif du « Pays des trois frontières ».

De la Cité romaine

Au lendemain de la conquête par les Romains, en 58 av. J.-C., la ville est intégrée à la Gaule belgique (capitale Durocortorum /Reims) et fait partie des soixante capitales gauloises. La tribu celtique des Médiomatriques donnera son nom à Metz. De nombreux vestiges mis au jour lors de fouilles, montrent que la vie économique était très active.

De grands édifices voient alors le jour pour lesquels on utilise les pierres de Jaumont et surtout de Noroy. L’amphithéâtre de 25’000 places était l’un des plus grands du monde romain. Au Ve siècle, les troupes d’Attila franchissent le Rhin et attaquent la ville en 451, l’incendiant et se livrant au pillage. Seul subsista l’oratoire dédié à Saint-Étienne, où sera érigée la cathédrale actuelle.

C’est à Metz que naît la dynastie des Carolingiens, inaugurée par Pépin le Bref en 751. Du temps de Charlemagne, l’école de Metz était célèbre pour son enseignement du latin, des sciences, des arts mineurs et du chant grégorien, appelé alors chant messin. Sous le règne de Charles Quint, la ville reçoit une garnison française permanente et se voit dotée d'une nouvelle citadelle dès 1561. Au cours des dernières campagnes de Napoléon Ier, en 1814 et 1815, la ville, assiégée par les forces coalisées ne se rend qu’à partir du moment où Napoléon signe la capitulation. Pour ne pas avoir capitulé, la ville est surnommée la « forteresse de l’Est ».

... à la métropole européenne

Metz, grandeur, beauté, richesse
Située à proximité de la frontière, Metz devient une place forte chargée de défendre la France. Vauban et Cormontaigne édifient des ouvrages de défense, des casernes et magasins militaires. Napoléon crée à Metz un Lycée, une Faculté des sciences, une Ecole Impériale d’artillerie et du Génie.

De 1850 à 1870, la ville fut un centre intellectuel et artistique reconnu. S’ensuivirent trois guerres successives éprouvantes pour la population. En 1870, Bazaine chargé de défendre la ville, capitule. Metz est alors annexée à l’Empire allemand. En 1914, nouveau conflit. En 1918, les troupes françaises entrent à Metz. En 1940, Metz est à nouveau occupée, germanisée de force... La Résistance s’organise. Metz est libérée le 19 novembre 44.

Connue comme ville-garnison de frontière, Metz est devenue une métropole transfrontalière de 3,2 millions d'habitants. Ses périodes d’annexion successives,  ont doté la ville de styles pratiqués par les urbanistes de chacune de ces époques.

Texte et photos © Françoyse Krier

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