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Rodez, ville occitane dans une nature inspirée

Située au cœur de l’Aveyron, dans un triangle Clermont-Ferrand, Toulouse, Montpellier, Rodez a obtenu le Label “Villes et Pays d’art et d’histoire”. Son histoire est à la fois millénaire et contemporaine. Laissez-vous conter Rodez...


 
Dominant une boucle de l’Aveyron, le piton de Rodez, à 627 m d’altitude – hauteur-refuge – fut occupé dès le Vème siècle avant notre ère par les Rutènes, peuple celte d’Europe Centrale, cherchant un territoire pour se fixer. Pendant l’occupation romaine, la ville est baptisée Segodunum, « forteresse en hauteur ». Les envahisseurs en firent un carrefour commercial majeur, marché à vocation régionale. Dès la fin du IIIe siècle, la cité est dotée d’un vaste rempart.

Construite en grès rose de 1277 à 1562, la cathédrale est le reflet des styles qui s’y sont succédés : chevet au gothique rayonnant, frontispice Renaissance de la façade. Son clocher de 87 mètres, chef-d’œuvre du gothique flamboyant, tient le rôle de repère dans tout le paysage environnant. Entre 1450 et 1550, le paysage de Rodez se forme : maisons construites en grès rose, couvertes de toits en ardoise et aux façades décorées d’ornements flamboyants devenant italianisants à la Renaissance.

La cathédrale, chef-d’œuvre d’éternité

Rodez, ville occitane dans une nature inspirée
Notre-Dame (XIII-XVIèmes siècles), autrefois incluse dans les remparts médiévaux. Son histoire commence en 1277 et finit en 1526. Rodez vivra pendant trois siècles au rythme de sa construction : chevet et chœur au XIIIème, chapelles au XIVème, portails, transept et travées de la nef au XVème, puis achèvement du clocher qui avait été incendié.

Ce clocher en dentelle de grès rouge qui domine à 87 m et surmonté d’une lanterne portant une statue de la Vierge, est le plus haut clocher plat de France.
 
Construite dans un grès rosé local, elle est l’une des plus grandes cathédrales du sud de la France (107 de long, 26 m de large, 30 m de hauteur). On peut y admirer des stalles richement décorées (XVe siècle), le retable monumental de la chapelle du Saint-Sépulcre et le groupe sculpté de la mise au tombeau (XVIe siècle), la chapelle du Saint-Sacrement (XVIème siècle) ornée d'une belle voûte à caissons, le magnifique buffet du grand orgue (XVIIe siècle, entièrement restauré en 1986) et les vitraux contemporains de Stéphane Belzère.
 
Le personnage soutenant la chaire figurerait un Atlante, selon une ancienne croyance locale décrivant les Aveyronnais en tant que descendants de ce peuple mythique
 

Rodez, site privilégié

Les banquiers, riches marchands, régisseurs des impôts, grandes familles de Rouergue possédaient de belles demeures, hôtels particuliers que l’on peut encore admirer en se promenant dans les rues, et ruelles étroites aux abords de la cathédrale.

On découvre ainsi des bâtisses à colombages, maison Canoniale (XVème siècle) avec puits en grès ornée de coquilles Saint-Jacques, chères aux pèlerins, maisons de l’Annonciation et d’Armagnac (XVIe siècle), de style gothique et Renaissance, Palais épiscopal (XVIIème), seul monument composé de briques, qui possède un bel escalier à double volée rappelant celui du château de Fontainebleau...

My Rodez, lien affectif avec le territoire...

Autour de Rodez, dix communes voisines composent le Grand Rodez. A l’occasion de l’ouverture du musée Soulages, la Communauté d’Agglomération du Grand Rodez a engagé une démarche de marketing territorial, afin de définir une marque de territoire : My Rodez tu m’inspires.

Les Grands Ruthénois forment en effet une communauté très attachée à ses valeurs, fière de son pays et de ses talents, mais aussi ouverte au monde, vivant avec son temps et avec l’envie de partager. My Rodez traduit ainsi l’appropriation et la création d’un lien affectif avec le territoire, compréhensible à l’international. Commerçants, chefs d’entreprises, socio-professionnels ont été associés à cette démarche afin de véhiculer les valeurs de cette marque.
 
Il est loin le temps où les Ruthénois étaient décrits comme « orgueilleux, froids comme la bise... » ! Rodez compte de grands rugbymen tels Bernard Laporte, Sébastien Galtier, comme enfants du pays. Cyril Lignac y est né aussi, et bien sûr Pierre Soulages, né le soir de Noël 1919 au numéro 4 de la rue Combarel. La Communauté d’Agglomération du Grand Rodez a récemment fait l’acquisition de sa maison natale, sur laquelle une  plaque est apposée. Il est prévu d‘y installer un atelier en taille-douce et un studio pour accueillir un artiste ou un historien d’art en résidence.

Les statues-menhirs du Musée Fenaille

Rodez, ville occitane dans une nature inspirée
Construit grâce à la générosité d’un millier de donateurs, dont Maurice Fenaille mécène de Rodin, cet établissement doit sa renommée à son exceptionnelle collection de statues-menhirs.

Ces sculptures fichées en terre dont la forme générale fait penser à un menhir, sont sculptées en bas-relief ou gravées et représentent des personnages féminins ou masculins, selon les attributs qu’ils portent : colliers autour du cou, cheveux en queue de cheval pour les femmes ; armes et baudrier maintenu par une bretelle qui rejoint la ceinture, accessoire triangulaire et pourvue d’un anneau, difficilement identifiable, pour les hommes... Les traits du visage sont simplifiés, seuls les yeux et le nez sont tracés. La taille est marquée par une ceinture et les bras, repliés sur le buste, sont prolongés dans le dos par des épaules en forme de crosse.
 
Ces statues-menhirs de Rouergue sont de véritables statues et non des stèles car devant, côtés et dos sont sculptés. Elles furent retrouvées disséminées en pleine nature et leur datation estimée entre 3330 et 2200 av. J.C.
 
Ces œuvres énigmatiques résonnent cependant d’une expression très contemporaine. Pierre Soulages avoue ainsi sa fascination pour ces sculptures préhistoriques : « C’est peut-être à cause des émotions que j’ai eues devant ces objets que j’ai été amené à regarder ailleurs et peut-être même à guetter, pendant que je peignais, ces moments d’origine ».
 
www.musee-fenaille.com
 

Rodez fait la fête et assume son occitanéité

Rodez, ville occitane dans une nature inspirée
Le programme événementiel se décline toute l’année à Rodez : manifestations sportives, culturelles, brocantes, concours de pêche au bord de l’Aveyron.

Et tous les ans, en juillet, le Festival Estivada, carrefour interrégional des cultures occitanes : musiques, chants, littérature, théâtre, poésie, créations artistiques, cinéma... Pas besoin de parler l’occitan pour se mêler aux festivités !

http://estivada-rodez.eu
 
 



Texte et photos sans mention  © Françoyse Krier
 

www.tourisme-midi-pyrenees.com

www.tourisme-aveyron.com
www.rendezvousenfrance.com

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